Présentation du
Cavalier King Charles
et du King Charles Spaniel
La liste de cette rubrique n'est pas encore exhaustive mais voici les conseils classiques qu'on trouve dans la littérature.
C'est donc à vous d'entrer en premier dans les pièces, ou de sortir en premier de la maison, etc.
C'est donc vous et les humains de la maison qui mangez d'abord, en présence du chien (ce qui ne veut pas dire qu'il doit demander à table! :-) mais il peut être dans son panier dans un coin de la cuisine par exemple) et ensuite seulement, vous donnez sa gamelle au chien, 20 minutes environ et vous le laissez seul. Quand vous revenez, le repas doit être terminé sinon tant pis : vous enlevez la gamelle que le chien ne retrouvera qu'au moment de son prochain repas, avec sa ration normale et pas le double bien sûr ! (Au passage, remarque sur le CKC : Ne vous inquiétez pas s'il a une période "je boude mes croquettes, ce serait meilleur avec du poulet !". Ne cédez pas et tout ira bien ! :-)
Si vous avez décidé que votre chien ne dormirait plus avec vous, vous pouvez dormir la porte ouverte et interdiction de mettre une patte dans la chambre. Au début, vous pouvez le forcer à dormir dans SON panier dans un coin de la chambre caché derrière des chaises elles même avec une couverture dessus, comme ça il ne vous voit pas. Dès qu'il en sort, hop au panier! S'il en sort quand vous dormez c'est pas grave "Ce qui compte pour le dominant c'est d'être vu, si vous dormez "pas vu pas pris", vous ne voyez pas et c'est pas grave" mais attention dès que vous vous réveillez s'il n'est pas dans son panier derrière les chaises, hop! au panier, c'est qui qui commande ??
Installez votre chien et son domaine (son panier) dans un endroit à l'écart d'où il ne peut pas voir tout ce qui se passe. Evitez absolument le couloir par exemple.
Votre chien doit avoir son coin à lui, son panier et où vous n'avez pas à aller le chercher. Ne le touchez pas lorsqu'il est dans son panier, même pour un câlin (vous l'appelez avant pour qu'il vienne à vous chercher le câlin).S'il file dans son panier avec un truc à vous, vous l'en faites sortir en l'attirant avec une croquette s'il ne vient pas et si vraiment il ne vient pas ou s'il s'y est réfugié pour échapper à une punition, vous retournez le PANIER et vous ne TOUCHEZ PAS AU CHIEN.
En aucun cas vous ne devez céder aux demandes du chien.
En maintenant, passons à la "modernité" :-)
Histoire de la théorie de la dominance et quelques idées fausses
Note : Les informations contenues dans cet article sont tirées d’un entretien avec le docteur Ian Dunbar, qui a passé neuf années à étudier le comportement social des chiens dans le cadre de l’étude mentionnée ci-dessous. Dans une version plus ancienne de cet article, l’étude de 30 ans avait été attribuée au Dr. David Mech. C’était une erreur. Le chercheur qui a mené cette étude était le Dr. Frank Beach. Un effort a été fait pour corriger cette erreur.
La théorie originale de la dominance de l’alpha est née à la suite de courtes études sur les meutes de loups dans les années 40. Celles-ci étaient les premières études dans leur genre. Ces études furent un bon départ, mais des recherches plus récentes ont réfuté la plupart des résultats. Il y avait 3 défauts majeurs dans ces études :
1. Il s’agissait d’études à court terme. Les chercheurs se sont donc concentrés sur les parties les plus manifestes et évidentes de la vie des loups, telles que la chasse. Les études ne sont donc pas représentatives puisqu’elles schématisent le comportement du loup seulement sur 1% de sa vie.
2. Ces études ont observé ce qui est aujourd’hui connu comme des démonstrations rituelles. Ces démonstrations ont été mal interprétées à l’époque. Malheureusement, c’est de là qu’est issue la majeure partie du modèle de la dominance, et bien que ces considérations aient été solidement réfutées, elles continuent de prospérer dans l’opinion et la pratique du dressage canin.
Par exemple, l’alpha qui retourne l’autre chien. Les premiers chercheurs observèrent ce comportement et conclurent que le loup dont le rang était le plus élevé faisait rouler le soumis pour exercer sa dominance. Eh bien, pas exactement. Il s’agit en fait d’un rituel d’apaisement dont le SUBORDONNE a l’initiative. Le dominé offre son museau et quand le loup de plus haut rang mordille son museau, le dominé roule volontairement et présente son ventre. Il n’y a pas de rapport de force. Tout est entièrement volontaire de la part du dominé.
Un loup renverserait un autre loup contre sa volonté uniquement s’il avait l’intention de le tuer. Imaginez dès lors un seul instant ce que le fait de retourner un chien contre sa volonté peut avoir comme conséquences sur son psychique !
3. Finalement, après ces études, les chercheurs ont fait des extrapolations cavalières en transposant leurs résultats sur des modèles chien-loup, chien-chien, humain-chien. Malheureusement, ces absurdités abondent toujours.
Alors quelle est la vérité ? La vérité c’est que les chiens ne sont pas des loups. Honnêtement, si vous tenez compte du nombre de générations écoulées (entre le loup et le chien), en disant : "Je veux apprendre à interagir avec mon chien, donc je me base sur les loups". Ca a à peu près autant de sens que de dire : "Je veux améliorer mes relations avec mes parents, voyons comment font les chimpanzés".
Le Dr. Frank Beach effectué 30 ans d’études sur les chiens à Yale et à Berckley. Dix-neuf années de cette étude ont été consacrées au comportement social d’une meute de chiens (pas une meute de loups, mais bel et bien une meute de chiens).
Que signifie tout cela dans la relation homme-chien ?
Votre job consiste à être un meneur, et non un chef ou un dictateur. Etre un meneur est une lourde responsabilité. Votre travail est de pourvoir à tous les besoins de votre chien… nourriture, eau, soins vétérinaires, besoins sociaux, sécurité, etc. Si vous ne lui fournissez pas ce dont il a besoin, il essaiera de satisfaire ses besoins par lui-même.
Dans un article récent de l’APDT (Association of Pet Dogs Trainers), le Dr. Ray Coppinger – un professeur de biologie au Hampshire College, co-fondateur du Livestock Guarding Dog Project, auteur de plusieurs livres dont "Dogs : A startling new understanding of canine origin, behavior and evolution" et membre très respecté de la communauté de l’éducation canine – explique, en référence au modèle de la dominance (et du retournement du chien) :
"Je ne peux imaginer aucune situation de dressage où je souhaiterais voir mes chiens répondre par la peur et incapables de bouger et de réagir. Jamais je ne voudrais que mes chiens pensent à la hiérarchie sociale. Car une fois qu’ils y penseront, ils passeront leur temps à essayer de trouver comment monter d’un rang dans la hiérarchie. "
C’est un bon résumé, n’est-ce pas ?
© 2001 – Melissa C. Alexander © 2003 - Traduction – Emma
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